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Polskie Wiersze na stronach FR

23.04.05, 14:47
Czesc,
czy ktos z was wie, czy istnieja francuskie strony z polskimi wierszami?
Potrzebuje przetlumaczyc wiersz, a nie chce tego robic sama, bo pokalecze ;-
)))

Niepewnosc- Mickiewicz
Miedzy nami nic nie bylo- Asnyl
A kiedy bedziesz moja zona- Tetmajer

Moze umiecie mi pomoc?
A moze ktos mi pomoze w tlumaczeniu? Tylko poczatkow, napewno nie calosci...
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    • reine_marguerite Re: Polskie Wiersze na stronach FR 23.04.05, 22:00
      Kasiu, na razie znalazlam tyle, Mickiewicza i Tetmajera tez pewnie gdzies mam
      (i pewnie znajde, tylko bedzie mi trzeba troche czasu). smile

      Miedzy nami nic nie bylo - Adam Asnyk

      Adam ASNYK ( 1838-1897) - Il n’ y a rien entre nous …

      Il n’ y a rien entre nous
      Rien qui nous lie
      Sauf…
      des lys et des belles-de-nuit
      et du rêve printanier qui nous trahit

      Il n’y a rien entre nous
      Sauf…
      Rien si ce n’est
      des arômes de couleurs et des étincelles
      qui montent vers l’immensité

      Il n’y a rien entre nous
      Aucune confession
      Aucune déclaration
      Sauf des cascades et des ruisseaux
      qui imprègnent chaque vallon

      Sauf…

      De l’arc-en-ciel la guirlande nuageuse
      de la magie de la nature qui se répand doucement
      sauf de semblables sources lumineuses
      où le cœur boit l’enchantement

      Il n’y a rien entre nous
      Rien…


      • reine_marguerite Re: Polskie Wiersze na stronach FR 24.04.05, 09:09
        Kasiu, jeszcze w sprawie tych tlumaczen. Mam Mickiewicza po francusku w dosc
        duzym pliku (pdf), ale nie znalazlam tam szukanego przez Ciebie utworu. Jesli
        chcesz, moge przeslac Tobie ten plik na priva, ale jest dosc duzy (w sumie 2
        tomy utworow, sporo wierszy, choc nie wszystkie, niestety), wiec nie wiem, czy
        bedziesz tym zainteresowana. Tetmajera, niestety, nie udalo mi sie znalezc, mam
        jedynie polska wersje utworu, o ktory pytasz. sad
        Pozdrawiam.
        PS. Tlumaczenie Asnyka nie moje, rzecz jasna, ale znalazlam gdzies w
        internecie.
        • kasienka80 Re: Polskie Wiersze na stronach FR 24.04.05, 10:12
          Reine kochana moja, przeslij mi na priva ten plik.
          Niekoniecznie musza top byc te utwory, ktore podalam.
          Moja szwagierka robi wystawe na uczelni na temat poezji i malarstwa polskiego ;-
          )))
          A ja jestem pomocnikiem, a wlasciwie poszukiwaczem wink)
          Przesle ci moj inny adres na priva, bo nie wiem czy na gazete taki duzy plik
          dojdzie.

          Dzieki raz jeszcze
          • reine_marguerite dla Kasi 24.04.05, 11:21
            Kasiu, wyslalam Ci mailem 1 czesc Mickiewicza po francusku (w tomie: wiersze,
            Dziady i Grazyna). Nie wiem, czy nie zapchalam Ci skrzynki, bo plik w pdf jest
            naprawde pokazny. Daj znac, prosze, czy do Ciebie doszlo i czy bedziesz jeszcze
            czegos potrzebowala.
            Pozdrawiam.
                • reine_marguerite Re: dla Kasi 25.04.05, 09:17
                  Wiem, stad moja dzisiejsza odpowiedz. smile Podeslalam inne rozwiazanie, no i
                  caly czas jestem chetna, zeby przeslac te materialy jeszcze raz, ale obawiam
                  sie, ze skrzynka pocztowa moze je odrzucic ze wzgledu na objetosc plikow.
                  Chetnie poprobuje jeszcze raz. Moze tym razem sie uda. Pozdrawiam.
                      • reine_marguerite Re: Niesmiala prosba - czy moglabyc mnie tez prze 26.04.05, 10:57
                        Moge w takim razie prosic Cie o kontakt na priva? Moge wyslac rozne materialy,
                        ale jest jeden problem: pliki sa zapisane w PDF i maja duza objetosc, nie moge
                        wiec ich wyslac np. na skrzynke gazetowa, ale wylacznie na poczte w programie
                        Outlook Express. Moge tez po prostu przepisac konkretne utwory (jesli
                        potrzebujesz czegos konkretnego smile, zapisac jako zwykly plik doc. i wtenczas
                        bez problemu wyslac np. na Twoj adres e-mail gazetowy.
                        Pozdrawiam.
                        PS. Kasiu, czy dostalas moze mailem wiersze ode mnie?
                          • reine_marguerite Szymborska - Decouverte 06.05.05, 22:24
                            Découverte

                            Je crois en une grande découverte.
                            Je crois en l'homme qui fera la découverte.
                            Je crois en l'effroi de l'homme qui fera la découverte.

                            Je crois en son visage livide,
                            en sa nausée, en la sueur sur sa lčvre.

                            Je crois en notes brűlées,
                            brűlées jusqu'aux cendres,
                            brűlées jusqu'ŕ la derničre.

                            Je crois en la dispersion des chiffres,
                            leur dispersion sans regrets.

                            Je crois en la hâte de l'homme,
                            en la précision de ses gestes,
                            en son libre arbitre.

                            Je crois en la destruction des tables,
                            le déversement des liquides,
                            l'extinction du rayon.

                            J'affirme qu'on y parviendra,
                            qu'il ne sera pas trop tard,
                            et que la chose se fera sans témoins.

                            Personne n'en saura rien, j'en suis sűre,
                            ni la femme, ni le mur,
                            ni l'oiseau : sait-on jamais ce qu'il chante.

                            Je crois en la main suspendue,
                            je crois en la carričre brisée,
                            en des années de travail pour rien.
                            Je crois en un secret emporté dans la tombe.

                            Ces mots planent trčs haut au-dessus des formules.
                            Ne cherchent nul appui sur quelque exemple que ce soit.
                            Ma foi est forte, aveugle, et sans aucun fondement.

                            • reine_marguerite Re: Szymborska - Conversation avec la pierre 06.05.05, 22:28
                              Conversation avec la pierre

                              Je frappe a la porte de la pierre
                              - C'est moi, laisse-moi entrer.
                              Je veux pénétrer dans ton intérieur,
                              y jeter un coup d'oeil,
                              te respirer a fond.

                              - Va-t-'en, dit la pierre
                              Je suis fermée a double tour.
                              Meme brisée en mille morceaux
                              nous serons encore fermés.
                              Meme broyés en poussiere
                              nous ne laisserons entrer personne.

                              Je frappe a la porte de la pierre.
                              - C'est moi, laisse-moi entrer.
                              Je viens par pure curiosité.
                              La vie en est l'unique occasion.
                              Je tiens a me promener dans ton palais,
                              avant de visiter la feuille et la goutte d'eau.
                              Je n'ai pas beaucoup de temps pour tout cela.
                              Ma mortalité devrait t'émouvoir.

                              - Je suis de pierre, dit la pierre.
                              Je suis bien obligée de garder mon sérieux.
                              Va-t-'en, je n'ai pas de zygomatiques.

                              Je frappe a la porte de la pierre.
                              - C'est moi, laisse-moi entrer.
                              On me dit qu'il y a en toi des salles grandes et vides,
                              jamais vues, aux beautés qui s'épanouissent en vain,
                              sourdes, ou aucun pas ne retentit jamais.
                              Avoue maintenant que tu n'en sais pas davantage.

                              - Des salles grandes et vides, dit la pierre,
                              je veux bien, mais de place il n'y en a guere.
                              Belles, peut-ętre, mais hors d'atteinte
                              de tes six misérables sens.
                              Tu peux me connaitre, mais m'éprouver jamais.
                              Toute mon apparence te regarde en face,
                              mais ce qui est intérieur te tourne a jamais le dos.

                              Je frappe a la porte de la pierre.
                              - C'est moi, laisse-moi entrer.
                              je ne cherche pas en toi un refuge pour l'éternité.
                              Je ne suis pas malheureuse.
                              Je ne suis pas sans abri.
                              Le monde qui est le mien mérite qu'on y retourne.
                              Je te promets d'entrer et sortir les mains vides,
                              et pour preuve de ma présence véritable en ton sein
                              je n'avancerai que des paroles
                              auxquelles personne n'ajoutera foi.

                              - Tu n'entreras pas - dit la pierre.
                              Il te manque le sens du partage.
                              Aucun sens ne remplace le sens du partage.
                              Meme la vue affűtée jusqu'a l'éblouissement
                              ne te serait d'aucun secours sans le partage.
                              Tu n'entres pas, tu n'as que le désir de ce sens,
                              que son germe, son image.

                              Je frappe a la porte de pierre.
                              - C'est moi, laisse-moi entrer.
                              Je ne puis attendre deux mille siecles
                              pour pénétrer sous ton toit.

                              - Si tu ne me crois pas, dit la pierre,
                              va voir la feuille, elle t'en dira de męme.
                              ou la goutte d'eau qui le confirmera.
                              Tu peux meme t'adresser a un cheveu de ta tete
                              Je sens monter en moi un grand éclat de rire,
                              un rire immense, que je ne sais pas rire.

                              Je frappe a la porte de pierre.
                              - C'est moi, laisse-moi entrer.

                              - Je n'ai pas de porte, dit la pierre.

                              • reine_marguerite Re: Szymborska - Quatre heures du matin 06.05.05, 22:30
                                Quatre heures du matin

                                Heure de la nuit au jour
                                Heure du flanc droit au gauche
                                Heure pour avant la trentaine.

                                Heure balayée sous le chant des coqs.
                                Heure oů la terre semble nous chasser.
                                Heure oů nous glace le souffle des étoiles éteintes.
                                Heure de qu'est-ce qui restera-bien-de-nous.

                                Heure vide,
                                sourde, aride.
                                Fond du fond de toutes les autres heures.

                                Personne n'est vraiment bien a quatre heures du matin.
                                Si les fourmis sont bien a quatre heures du matin
                                Bravo les fourmis. Mais que viennent vite cinq heures
                                Si tant est que nous devons survivre.

                                • reine_marguerite Re: Szymborska - Oignon 06.05.05, 22:31
                                  Oignon

                                  L'oignon c'est pas pareil.
                                  Il n'a pas d'intestins.
                                  L'oignon n'est que lui-meme
                                  foncierement oignonien.
                                  Oignonesque dehors,
                                  oignoniste jusqu'au coeur
                                  il peut se regarder,
                                  notre oignon, sans frayeur.

                                  Nous: étranges et sauvages
                                  a peine de peau couverts,
                                  enfer tout enfermé,
                                  anatomie ardente,
                                  et l'oignon n'est qu'oignon,
                                  sans serpentins visceres.
                                  Nudité multitude,
                                  toute en "et caetera".

                                  Entité souveraine
                                  et chef-d'oeuvre fini.
                                  L'un mene toujours a l'autre
                                  le grand au plus petit,
                                  celui-ci au prochain,
                                  et puis a l'ultérieur.
                                  C'est une fugue concentrique
                                  L'écho plié en choeur.

                                  L'oignon, ça s'applaudit :
                                  le plus beau ventre a terre
                                  s'enveloppant lui-meme
                                  d'auréoles altieres;
                                  En nous: nerfs, graisses et veines
                                  mucus et sécrétions.
                                  On nous a refusé
                                  l'abrutie perfection.



                                  • reine_marguerite Re: Szymborska - Utopie 06.05.05, 22:33
                                    Utopie

                                    L'île oů tout trouve enfin une bonne explication.
                                    Ici on peut se fonder sur des preuves solides.
                                    Point de chemin autres que ceux qui touchent au but.
                                    Les buissons plient sous le poids des réponses.

                                    C'est ici que pousse l'arbre de la Juste Hypothese
                                    aux branches démelées depuis l'éternité.
                                    L'arbre de Compréhension, lumineusement simple
                                    s'éleve pres d'une source nommée Alors C'est ça.
                                    Plus on avance, et plus vaste s'ouvre
                                    la Vallée de l'Evidence.

                                    Si un doute subsiste, le vent le chasse tout de suite.
                                    L'écho prend la parole sans qu'on le lui demande
                                    livrant avec ferveur les arcanes du monde.
                                    A droite, la caverne oů se reflčte le sens.
                                    A gauche, le lagon de Conviction Profonde.
                                    La vérité remonte sans peine a la surface.
                                    Au dessus du vallon, le Mont des Certitudes.
                                    De son sommet s'étend la vue du Fond des Choses.

                                    En dépit de ses charmes, l'île est toujours déserte,
                                    et les traces des pas qu'on trouve sur le rivage
                                    se dirigent toutes, sans exception, vers le large.

                                    Comme si l'on ne faisait que repartir d'ici
                                    pour plonger sans retour dans les abysses marins.

                                    Dans la vie inconcevable.

                                    • reine_marguerite Re: Szymborska - Gare 06.05.05, 22:34
                                      Gare

                                      Ma non-arrivée dans la ville X
                                      a eu lieu ponctuellement.

                                      Je t'avais averti
                                      par une lettre non envoyée.

                                      Tu n'es pas venu a temps
                                      exactement comme prévu.

                                      Le train est arrivé quai trois.
                                      Beaucoup de gens sont descendus.

                                      L'absence de ma personne
                                      suivit la foule jusqu'a la sortie.

                                      Quelques femmes m'ont remplacée
                                      rapidement
                                      dans cette marche rapide.

                                      L'une d'elle a été accueillie
                                      par quelqu'un qui m'était inconnu,
                                      mais elle l'avait reconnu
                                      immédiatement.

                                      Ils ont vite échangé
                                      un baiser qui n'était pas le nôtre
                                      Suite a quoi on a égaré
                                      une valise qui n'était pas la mienne.

                                      La gare de la ville X
                                      a réussi l'examen
                                      de l'existence objective.

                                      Le tout bien planté a sa place.
                                      Les détails se mouvant dans l'ordre
                                      sur des rails désignés a l'avance.

                                      Męme le rendez-vous
                                      avait bien eu lieu.

                                      Sans que puisse l'atteindre
                                      Notre présence.

                                      Au paradis perdu
                                      de la probabilité.
                                      Ailleurs. Ailleurs.
                                      Quelle musique dans ce mot.

                                      • reine_marguerite Re: Szymborska - Tout hasard 06.05.05, 22:36
                                        TOUT HASARD

                                        Cela a pu arriver.
                                        Cela a dû arriver.
                                        Cela est arrivé plus tôt. Plus tard.
                                        Plus pres. Plus loin.
                                        Pas à toi.

                                        Tu as survécu, car tu étais le premier.
                                        Tu as survécu, car tu étais le dernier.
                                        Car tu étais seul. Car il y avait des gens.
                                        Car c'était à gauche. Car c'était à droite.
                                        Car tombait la pluie. Car tombait l'ombre.
                                        Car le temps était ensoleillé.

                                        Par bonheur il y avait une forêt.
                                        Par bonheur il n'y avait pas d'arbres.
                                        Par bonheur un rail, un crochet, une poutre, un frein,
                                        un chambranle, un tournant, un millimètre, une seconde.
                                        Par bonheur le rasoir flottait sur l'eau.

                                        Parce que, car, pourtant, malgré.
                                        Que se serait-il passé si la main, le pied,
                                        à un pas, un cheveu
                                        du concours de circonstances.

                                        Tu es encore là? Sorti d'un instant encore entrouvert?
                                        Le filet n'avait qu'une maille et toi tu es passé au travers?
                                        Je ne puis assez m'étonner, me taire.
                                        Ecoute

                                        comme ton coeur me bat vite.

                                        • reine_marguerite Szymborska - Portrait feminin 06.05.05, 22:42
                                          Portret kobiecy

                                          Musi byc do wyboru.
                                          Zmieniac sie, zeby tylko nic sie nie zmienilo.
                                          To latwe, niemozliwe, trudne, warte proby.
                                          Oczy ma, jesli trzeba, raz modre, raz szare,
                                          czarne, wesole, bez powodu pelne lez.
                                          Spi z nim jak pierwsza z brzegu, jedyna na swiecie.
                                          Urodzi mu czworo dzieci, zadnych dzieci, jedno.
                                          Naiwna, ale najlepiej doradzi.
                                          Slaba, ale udzwignie.
                                          Nie ma glowy na karku, to bedzie ja miala.
                                          Czyta Jaspersa i pisma kobiece.
                                          Nie wie, po co ta srubka, i zbuduje most.
                                          Mloda, jak zwykle mloda, ciagle jeszcze mloda.
                                          Trzyma w rekach wrobelka ze zlamanym skrzydlem,
                                          wlasne pieniadze na podroz daleka i dluga,
                                          tasak do miesa, kompres i kieliszek czystej.
                                          Dokad tak biegnie, czy nie jest zmeczona.
                                          Alez nie, tylko troche, bardzo, nic nie szkodzi.
                                          Albo go kocha, albo sie uparla.
                                          Na dobre, na niedobre i na litosc boska.


                                          Portrait féminin

                                          Il lui faut être toujours au choix.
                                          Changer, à condition que rien ne change.
                                          C'est facile, impossible, difficile, ça vaut la peine.
                                          Ses yeux sont, au besoin, bleus ou gris,
                                          noirs, gais, pleins de larmes sans raison.
                                          Elle couche avec lui comme la première venue, unique au monde.
                                          Elle lui donnera quatre enfants, pas d'enfants, un seul.
                                          Naïve, elle est du meilleur conseil.
                                          Faible, elle soutiendra.
                                          Sans cervelle, elle s'en fera bien une.
                                          Elle lit Jaspers et les magazines.
                                          Ignore ce que c'est que cette vis, mais construira le pont.
                                          Jeune, jeune comme toujours, toujours jeune.
                                          Elle tient dans sa main un moineau à l'aile cassée,
                                          son propre argent pour un long et lointain voyage,
                                          hachoir à viande, compresse et verre de rouge.
                                          Où court-elle, n'est-elle jamais fatiguée.
                                          Mais non, juste un peu, beaucoup, ça ne fait rien.
                                          Soit elle est amoureuse, ou alors elle s'entête.
                                          Pour le bien, pour le mal, et pour l'amour de Dieu.




















                                          • reine_marguerite Norwid - W Weronie 06.05.05, 22:55
                                            W WERONIE

                                            1

                                            Nad Kapuletich i Montekich domem,
                                            Spłukane deszczem, poruszone gromem,
                                            Łagodne oko błękitu — —

                                            2

                                            Patrzy na gruzy nieprzyjaznych grodów,
                                            Na rozwalone bramy do ogrodów,
                                            I gwiazdę zrzuca ze szczytu — —

                                            3

                                            Cyprysy mówią, że to dla Julietty,
                                            Że dla Romea, ta łza znad planety
                                            Spada — i groby przecieka;

                                            4

                                            A ludzie mówią, i mówią uczenie,
                                            Że to nie łzy są, ale że kamienie,
                                            I — że nikt na nie nie czeka!


                                            [1848/1849]


                                            À VÉRONE

                                            1

                                            Par-dessus la maison des Capuletti, des Montecchi,
                                            L'œil tranquille de l'azur
                                            Lavé par la pluie, touché par la foudre,

                                            2

                                            Regarde les décombres des villes ennemies,
                                            Les portes ébranlées des jardins,
                                            Et projette d'en haut une étoile.

                                            3

                                            Les cyprès disent que c'est pour Juliette,
                                            Et que pour Roméo, cette larme tombe
                                            De la planète et traverse les tombeaux ;

                                            4

                                            Le peuple dit, et le dit à bon escient :
                                            Ce ne sont pas des larmes, mais des pierres,
                                            Et — personne ne les attend !…


                                            • reine_marguerite Re: Norwid - LA FRANCE N'EST PAS ENCORE MORTE ! 06.05.05, 22:58
                                              LA FRANCE N'EST PAS ENCORE MORTE !
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                                              Ce monde, que mérite-t-il ? Peu importe.
                                              Nous ne sommes pas les chérubins du jugement.
                                              Le soleil s'est obscurci même au Golgotha…
                                              Pourtant continuaient à battre les heures et les cœurs, — —
                                              Jusqu'où se sont-ils traînés les roux Vandales ?
                                              Et qu'en est-il resté à Carthage ?
                                              Non ! La France n'est pas morte — point du tout !
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                                              Non ! La France n'est pas encore morte, non…
                                              L'ombre de ses drapeaux, déchirés par les balles,
                                              Les tyrans l'ont sentie sur leurs fronts pâles
                                              Et de leurs mains ils cherchaient à l'essuyer,
                                              Mais, des deux mains, elle vient de saisir le grand glaive
                                              Qu'a forgé pour elle le marteau des siècles.
                                              Non ! et non ! La France n'est pas encore morte !

                                              [1870]

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Nakarm Pajacyka