Gość: niki
IP: *.stacje.agora.pl
14.02.03, 10:05
Z watku, ktory zalozylem poprzednio, dowiedzialem sie, ze eurosceptycy to
ludzie uwazajacy sie za bardzo inteligentnych (chybanawet inteligentniejszych
niz my, biedni euroentuzjasci, ktorzy dostaniemy w - cytuje - dupe).
Skoro eurosceptycy sa tacy inteligentni, to wnioskuje, ze i jezyki obce znaja.
Niech wiec sobie poczytaja:
----------------------------------------------------------------------------
L'Europe, bouée de sauvetage pour l'Irlande il y a 40 ans
par Andrew BUSHE
DUBLIN, 14 fév (AFP) - Lorsque l'Irlande a entamé les négociations
d'entrée dans la Communauté Economique Européenne (CEE) il y a 40 ans,
c'était un pays économiquement et socialement naufragé, aprčs des décennies
de protectionnisme et de dépendance économique de la Grande-Bretagne.
Aujourd'hui, le "Tigre Celtique" affiche des taux de croissance bien
supérieurs ŕ la moyenne de l'Union européenne, męme si l'économie tend ŕ
s'essouffler un peu.
Pour Jack Lynch, le Premier ministre irlandais qui signa le Traité
d'adhésion de l'Irlande ŕ la CEE en janvier 1972, ne pas se joindre ŕ
l'Europe des Six était impensable.
Se poser la question était, déclarait-il ŕ l'époque, "comme si Robinson
Crusoe s'était demandé si oui ou non il monterait dans le bateau venu le
ramener ŕ la civilisation".
Car lorsque les premičres négociations ont débuté en 1962 ŕ Bruxelles sur
une éventuelle adhésion de l'Irlande ŕ la CEE, le pays avait désespérément
besoin d'une bouée de sauvetage.
L'économie de cette île de la périphérie de l'Europe, indépendante depuis
1922 seulement, était encore sous-développée. Trčs conservateur, le pays
n'avait pas encore complčtement émergé de sičcles de domination britannique.
"A la fin des années 1950, l'Irlande était dans un état économique
déplorable, rappelait en octobre dernier le Premier ministre Bertie Ahern.
"L'Etat irlandais était ŕ la limite de la viabilité", a ajouté le chef du
gouvernement, qui faisait campagne de l'élargissement de l'Union européenne ŕ
la veille du référendum sur le Traité de Nice.
"L'émigration avait réduit la population ŕ moins de 3 millions de
personnes. Cet exode, combiné avec des investissements économiques et sociaux
trčs bas, freinait le progrčs économique", a-t-il ajouté.
Approuvée ŕ 83% par les électeurs irlandais, l'adhésion de l'Irlande ŕ la
CEE fut effective le 1er janvier 1973. Elle transforma le pays, en lui
permettant de créer des emplois, d'attirer les investissements étrangers, de
s'ouvrir ŕ de nouveaux marchés et de relever son niveau de vie.
Le PIB par habitant passe de 60% de la moyenne européenne en 1973 ŕ 120%
en 2002. Il a atteint un plus haut de 14,8% au 4čme trimestre 1999, avant de
se replier progressivement.
"Tout le monde s'accorde ŕ dire que les 30 ans qui ont suivi notre entrée
ans l'Europe unie ont été des années de changement rapide et sans précédent",
selon Bertie Ahern.
Il a pourtant fallu deux décennies pour que le "miracle irlandais" se
produise.
Entre 1979 et 1986, des dépenses publiques excessives dans un contexte
international difficile aprčs le deuxičme choc pétrolier et des dérapages
salariaux font bondir l'inflation jusqu'ŕ plus de 20%.
Ce n'est que dans les années 1990 que les bénéfices des fonds structurels
européens commencent ŕ se faire sentir. Ils atteignent 10 milliards d'ecus
entre 1989 et 1999, soit prčs de 2% du PIB du pays en moyenne.
Le marché européen qui s'ouvre ŕ l'Irlande lui permet de s'affranchir de
sa dépendance envers Londres. Entre 1975 et 2000, la part des exportations
vers le Royaume-Uni passe de 40 ŕ 20%.
Les entreprises étrangčres, notamment américaines, sont attirées par son
positionnement au sein de la zone de libre échange européenne, sa main
d'oeuvre jeune, éduquée et anglophone et l'Irlande devient rapidement un
tremplin pour l'accčs au marché européen.
Le chômage, qui touchait 15,7% de la population en 1993, est tombé ŕ un
plus bas historique de 3,7% début 2001.
L'agriculture a elle aussi largement profité des fonds et pręts
européens, qui ont atteint 1,6 milliard d'euros l'an dernier.
--------------------------------------------------------------
Wasz euroentuzjasta