werrka 04.12.06, 18:06 Kochani nie macie gdzieś w archiwach linka do jakiejś strony gdzie byłby rysunek koguta galijskiego? Szukam i szukam i nigdzie obrazka nie widzę, już na nos padam ze zmęczenia(( Odpowiedz Link Obserwuj wątek Podgląd Opublikuj
viprk Re: Kogut galijski 04.12.06, 18:43 A propos du coq de nos églises Je ne peux résister au plaisir de citer un extrait d'un texte de Colette Beaune dans "les Manuscrits des Rois de France au Moyen Âge, Le Miroir du Pouvoir" - Bibliothèque de l'Image -------------------------------------------------------------------------------- "Chaque règne ou chaque royaume était donc figuré par un animal (le lion britannique, le serpent milanais l'aigle impériale). Le cerf représenta la France. Même problème pour ceux qui parlaient des crises de l'État ou des révoltes. Il valait mieux utiliser des bêtes que chacun reconnaissait, mais qui étaient le roi sans l'être tout à fait. Le cerf servit assez souvent. En fait, dans ce type d'utilisation, il rencontrait la concurrence redoutable d'un nouveau venu, dont le succès fut immense et continu, bien au-delà de la Révolution. De nos jours, le coq gaulois est encore connu de tous. Si l'on sait en général qu'il répond à une homonymie (Gallus veut dire en latin le coq ou le Gaulois), on ignore sa longue élaboration médiévale. L'Antiquité avait fait du coq blanc un oiseau sacré, dédié aux dieux, le symbole de la lumière et de l'immortalité de l'âme. Le Moyen Âge oublia ces textes et bâtit sa propre symbolique en rupture avec les textes païens. L'Ancien Testament glorifiait l'intelligence du coq qui lui permettait de discerner les heures et, dans l'Évangile, le coq chantait trois fois au soir du Jeudi saint, rappelant à Saint Pierre ses engagements. Le coq fut donc le symbole de la vigilance face aux tentations et aux démons de la nuit. A compter des Moralia in Job au VIe siècle, cette qualité devint l'apanage des saints qui ignorent les désirs charnels et veillent sur le peuple de Dieu. Les auteurs ultérieurs entreprirent de situer ces Galli de façon plus précise dans le corps du clergé: moines qui, comme le coq, chantent les heures, docteurs de l'Église ou prédicateurs chargés d'enseigner les fidèles et d'annoncer le Jugement dernier. Rien d'étonnant donc à ce que ce symbole de la vigilance cléricale vint couronner les clochers à partir du IXe siècle. Cette image était positive, mais elle ne se prêtait guère à une utilisation ethnique ou patriotique. Si l'on se tourne vers la littérature profane, I'image du coq change du tout au tout. Coquart signifie fanfaron, coquebert niais ou sot. Les rédacteurs des encyclopédies de sciences naturelles du XIIIe siècle ne sont pas tendres pour le coq. Le coq de basse-cour passe sa vie à batailler pour la possession des poules. Le Roman de Renard fait de Chanteclerc, le coq, la dupe attitrée du goupil qui ne cesse de le mettre dans des situations dangereuses ou ridicules. Luxure, folie et sottise sont les attributs du coq que l'héraldique réserve aux familles de bas état. L'image est franchement déplaisante. C'est que notre oiseau est l'exemple paradoxal d'un emblème qui n'a pas été choisi, mais imposé par les ennemis du royaume, et qu'il a fallu ensuite intégrer à grand peine, en lui inventant les significations flatteuses qu'il n'avait pas. Le coq gaulois apparaît en effet dans les textes anglais et germaniques à la fin du XIIe siècle. Le Romulean indique que le gallus signifie le nombre infini des sots et des fous qui, en toute circonstance, montrent leur imbécillité. Prudente, la traduction française de ce texte remplace ce coq par une poule, sans rapport avec les sujets du roi Très Chrétien! Aux XIIIe et XIVe siècles, le coq connaît un succès grandissant dans les prophéties italiennes hostiles à la présence française dans la péninsule (le coq est alors l'inverse dérisoire de l'aigle impériale) et dans les prophéties anglaises de la guerre de Cent Ans où le fier léopard britannique "dévaste les Iys et fait fuir les coqs" Le coq gaulois était donc a priori difficile à récupérer. Il le fut pourtant à la suite de deux mouvements convergents: I'histoire nationale redécouvrait timidement les Gaulois tandis que les humanistes ressuscitaient les philosophes de l'Antiquité. En Italie comme en France la célébration du coq blanc, oiseau de Jupiter et de Mercure, refleurit. Trois rois de France successifs purent donc choisir cet emblème pour signifier la nature de leur pouvoir et de leurs ambitions. L'Opus Davidicam, dédié vers 1495 à Charles VIII par le moine mendiant italien Jean de Legonissa, s'ouvre sur une page de garde où deux coqs blancs soutiennent l'écu de France et foulent aux pieds un serpent et un renard. Trois prophéties y sont insérées: dans la première, le coq royal s'empare de l'empire occidental et oriental pour régner sur le monde enfin converti. Dans la seconde, le coq blanc sauve la nef de saint Pierre et la conduit au port du salut. Dans la troisième, le coq blanc de la fin des temps rétablit partout joie, abondance et vraie paix. Un amusant chapitre de la nature du coq s'insère entre un portrait de Charles VIII et un article sur les Lys, c'est-à- dire entre la personne réelle du roi et sa personne fictive. Le coq est le signe de l'élection du roi et de la nation, destinés tous deux à régner sur le monde entier à la fin des temps. Cette interprétation, qui mélangeait toutes les traditions antérieures et donnait enfin à l'emblème des sens hautement favorables, eut du succès malgré sa complexité. Le roi de France se mit à s'appeler Gallus. Louis Xll et surtout François ler, né le 12 septembre (Vierge, ascendant Mercure) y firent référence. Nombre de manuscrits à lui dédiés utilisent le coq comme le Libellus enigmatum (1512) ou 1'Odos monocolos dans lequel un coq blanc foule glorieusement aux pieds le lion de Saint Marc. On finit même par se persuader que le coq était l'emblème immémorial du peuple et du pays. En 1550, on trouva à Lyon dans une sépulture antique une bague où un coq figurait sur un char traîné par deux lions. Le bijou fut présumé gaulois et on lui fit annoncer avec à propos la victoire prochaine du roi sur le lion florentin et le serpent milanais. deux coqs blancs soutiennent l'écu de France et foulent aux pieds un serpent et un renard dans un manuscrit du XVe Coq, roi et nation s'identifiaient donc heureusement. L'adaptation, qui avait été difficile, avait réussi en isolant le coq blanc, un animal mythifié, et en abandonnant les coqs vulgaires aux significations péjoratives antérieures. Elle fut durable. Le coq figura ensuite aussi bien sur les chapiteaux de la galerie des Glaces à Versailles que sur les drapeaux de la Révolution. Il est vrai qu'entre-temps il était devenu tricolore!" fin de la citation -------------------------------------------------------------------------------- Peut-être nos sportifs ignorent-ils la signification et l'histoire des coqs qu'ils lâchent parfois sur les stades... perso.orange.fr/les35 clochers/lecoq.html Odpowiedz Link
viprk Re: Kogut galijski 04.12.06, 18:52 Cos sie sknocilo, bo wkleila sie cala strona oprocz adresu, postaram sie odnalezc. Odpowiedz Link
janou Re: Kogut galijski 04.12.06, 18:58 ale chodzi o tekst czy rysunek,podaje rysunek www.dicart-net.fr/dicarnet/diapos/ic3054e.jpg Odpowiedz Link
viprk Re: <a href="http://c.fauvelliere.free.fr/coq.htm#coqgauloi" targe 04.12.06, 18:58 Tu to samo co powyzej wrzuc w wyszukiwarke coq gaulois, jest tego multum stron Odpowiedz Link
werrka Re: <a href="<a href="http://c.fauvelliere.free.fr/coq" target 04.12.06, 19:47 Chodziło o rysunek, dzięki wielkie)) Odpowiedz Link
werrka Re: <a href="<a href="<a href="http://c.fauvellier" target 04.12.06, 20:07 i rysunek miał być taki by mozna go wygrawerować)), mam nadzieję, że ten sie ta, mam idiotyczne pomysły względem prezentów))). A tu pustynia w interku totalna, więc jeszcze raz wielkie dzięki za pomoc Odpowiedz Link